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Un petit verre de curiosité mal placée ? ♣ Ivan

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Un petit verre de curiosité mal placée ? ♣ Ivan écrit le Dim 29 Nov - 11:39



❝Un petit verre,
De curiosité mal placée ?❞
Ivan & Lute
Interdiction de sortir sans un niveau 3 pour accompagner l’élève. Lute était bien embarrassée de n’avoir qu’un niveau 2, ce qui lui empêchait toute sortie en solitaire… Elle se demandait parfois si c’était bien légal de les empêcher de sortir ainsi, mais elle n’avait pas envie, ni le temps de parlementer avec les autorités de l’école. Aujourd’hui, elle voulait sortir, et c’était tout. Elle se sentait presque étouffer dans cette immense prison faite d’éducation. Elle ne pouvait pas l’expliquer, mais elle n’était pas certaine d’être réellement plus libre que lorsqu’elle vivait sous le toit de sa tante… Eprise d’une envie de liberté digne des plus grands prédateurs, la jeune fille avait monté un plan pas forcément des plus rôdés pour sortir. Elle maquilla sa présence d’une bonne dose d’illusions, consciente qu’elle prenait de grands risques à sortir sans l’autorisation de qui que ce soit. Mais personne n’irait s’en prendre à elle, n’est-ce pas ?

Laura Pels Theatre.
Lute avait terriblement envie d’enfin, voir un film au cinéma. Elle se souvenait y être allée, plusieurs fois, au cours de son enfance, entourée d’un père et d’une mère. Mais depuis l’accident, depuis leur mort… Jamais elle n’avait vu la magie d’un film, d’une bande sonore si forte au creux de ses oreilles, d’une troisième dimension évoluer sous ses yeux… Elle s’était bien habillée pour l’occasion, comprenant que ce serait un grand tournant dans sa vie. Elle n’avait pas beaucoup de possession en arrivant ici, ce qui impliquait peu de vêtements par la même occasion. Levram subvenait à la majorité de ses besoins, et elle avait assez d’argent pour aller faire les boutiques, un jour… Avec qui ? Elle ne savait même pas ce que c’était, de faire les boutiques. Elle l’avait lu, vu au travers de ses sagas, mais elle n’en connaissait ni l’ambiance, ni l’intérêt… Elle n’était même pas certaine d’en comprendre l’intérêt. Pour le moment, elle avait assez de vêtements, mais l’hiver arrivait à grand pas et elle aurait bien besoin d’un bonnet, d’une écharpe… Dans sa robe bleu foncé, la jeune fille se tordait les mains en hésitant sur les films à l’affiche. Elle n’en connaissait pas un, elle ne connaissait même pas le nom des acteurs… Elle allait passer la porte du beau théâtre accolé au cinéma, alors qu’un homme attira son attention. Il passa devant elle sans vraiment la remarquer, sans vraiment la reconnaître – comment aurait-il pu ? – mais elle, elle savait. Lui aussi, c’était un des derniers arrivants à Levram, comme elle. Il lui avait tout de suite fait de l’impression, car il était l’un des élèves les plus âgés. Il était loin de la vingtaine qu’avaient tous ces beaux étudiants plus surpuissants les uns que les autres. Quel courage… C’est ce qu’elle avait pensé quand elle l’avait vu pour la première fois. L’intégration ne devait pas être facile pour un colosse de cette envergure. Il avait l’air gentil, et elle s’était demandée quelle était son histoire. Elle n’avait bien entendu jamais eu le courage d’aller lui adresser la parole, encore moins de lui poser les questions qu’elle se posait, et elle ne pensait pas avoir un jour l’occasion de le faire. Lute était quelqu’un qui se plaisait bien dans sa tête, qui aimait rester au chaud avec ses pensées, et qui préférait observer que confronter les gens. S’entourant d’une petite armure d’illusions, elle décida de le suivre discrètement, alors qu’il entrait dans un bar nommé « Trinity Palace ». Lute n’était jamais rentrée dans un bar, pas plus qu’elle n’avait vu de films… Elle ne connaissait pas non plus tous les noms d’alcool qu’une adolescente de son âge devrait connaître. Elle sentait sa mémoire pleine de trous et ça la mettait continuellement mal à l’aise, de se dire qu’elle ne connaissait la vie qu’au travers de ses livres. Personne ne lui demanda son âge à l’entrée, alors qu’elle était persuadée que ça se faisait. Elle se glissa dans l’ambiance moite et repéra Ivan. Elle dénotait clairement dans l’ambiance festive du lieu : avec sa robe peut-être un peu trop classe, avec sa façon de tout regarder comme si c’était la première fois qu’elle posait les yeux dessus – et c’était le cas – et sa moue un peu trop enfantine.

Le russe – car elle croit bien que c’est un russe – s’accoude au bar et commande quelque chose dont elle n’entend pas le nom. C’est certainement de l’alcool. Elle n’en a jamais goûté. C’était peut-être l’occasion ? Il paraissait que ça vous faisait tourner la tête et que ça vous faisait faire des choses impensables… Elle n’était pas certaine de vouloir laisser son pouvoir débridé à cause de quelques gorgées d’une curiosité trop débordante. Déjà que lorsqu’elle était sobre, tout ne se passait pas vraiment comme elle le souhaitait, alors… Elle voulut s’approcher discrètement d’Ivan – c’était bien Ivan, son nom ? – mais quelqu’un la heurta et elle trébucha sur l’un des tabourets. Ses yeux se posèrent sur elle, et leur regard se croisèrent : malaise.
Elle voulut lui dire qu’elle ne le suivait pas, qu’elle n’avait pas fait exprès, mais rien ne sortit de sa bouche. Elle remit de l’ordre dans son manteau – novembre, tout de même – et elle s’assit à côté d’Ivan, consciente que s’enfuir maintenant serait quand même le comble du malaise. « - Pourquoi vous buvez ? demanda-t-elle finalement. » C’était bien pour avoir une réponse à cette question qu’elle était venue, non ?


© Pando
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MESSAGES : 48
Re: Un petit verre de curiosité mal placée ? ♣ Ivan écrit le Sam 16 Jan - 6:44



Un petit verre de curiosité mal placée ?

Lute E. Behemoth & Ivan S. Vakhrouchev

L'avantage d'avoir la trentaine quand on arrive dans une école où la maîtrise et la puissance du pouvoir définit une sorte de rang, qui s'accompagne de « privilèges » et de restrictions particulières, c'est qu'on a de fortes chances de ne pas se retrouver en bas de l'échelle tout de suite et donc cloisonné comme un bébé dans sa cage. Parce que bon, un peu de logique, ce serait particulièrement aberrant – et néanmoins amusant – d'avoir un trentenaire qui ne puisse sortir de Levram qu'accompagné d'un adolescent dont l'âge équivaut à la moitié de celui du grand gaillard. Et pourtant, ç'aurait pu arriver, si Ivan n'avait pas passé la majeure partie de sa vie à essayer de comprendre ce qu'était cette particularité qui faisait de lui quelqu'un de différent, quelqu'un d'unique, et pourtant pas quelqu'un de meilleur. Quelqu'un de meilleur aurait signifié quelqu'un qui n'est pas régi par les mêmes règles que le commun des mortels, définissant qualités, défauts, envies, besoins, désirs, tout ce genre de choses. Comme tout le monde, le russe, malgré sa capacité à détruire un mur d'un coup de poing – qui mettrait probablement une semaine au minimum à reprendre une couleur acceptable après l'exploit – avait aussi des qualités, des défauts, des envies…
Et là, tout de suite, il avait une forte envie de picoler !
Profitant du fait que son rang 4 – dont il n'avait toujours pas compris la véritable signification, il était techniquement au pénultième palier de la pyramide, et pourtant il n'avait pas l'impression d'être parmi les plus redoutables de Levram, loin de là – l'autorisait à sortir de l'école sans accompagnatrice, il se mit en tête de pratiquer son sport préféré après le combat : la tournée des bars.

Quelques heures après sa décision initiale, voilà que notre vieil ami se confondait dans la foule, alignant exceptionnellement bien ses pas pour imiter les gens autour de lui qui étaient plus sobres qu'un verre d'eau distillée, un effort de concentration très important lorsqu'on voulait bien se souvenir qu'il sortait de son troisième bar, et qu'il avait bien failli manquer la porte parce qu'il n'avait pas vu le saoulard écrasé devant cette dernière, et que lui, d'habitude si prompt à avancer malgré les obstacles, était resté cinq bonnes minutes à se demander quelle était la meilleure façon d'enjamber un quadragénaire en surpoids affalé de tout son long devant une porte, étonnamment propre sur lui-même, mais ronflant à peu près aussi fort qu'un moteur de char d'assaut. Mais Ivan n'en avait pas assez, il ne ressentait pas encore cette sensation de chaleur au creux de son estomac, cette petite alerte qui lui disait « un verre de plus et tu dégobilles, maintenant tu rentres chez toi et tu pionces pendant douze heures minimum sinon demain c'est surprise party dans ton crâne ». Cet allègement des membres et de la pensée qui vous fait croire que tout est permis, que tout ira bien, et que rien n'est impossible. Certains disent que les discours moralisateurs sont tout ce qu'il faut dans la  vie pour avancer, pour se motiver, et croire que tout est à portée, ces personnes, pensait l'ancien prisonnier russe, n'avaient jamais pris une bonne grosse cuite. Pas besoin de paroles ni de blabla, on agit, et on se réveille le lendemain avec un mal de tête épouvantable et des regrets plein le ventre, mais au moins, on a agi.
Maintenant une allure digne et un regard droit, ce qui lui aurait probablement valu la légion d'honneur s'il avait résidé dans le pays de naissance de sa mère – dont il ignore tout, je vous le rappelle – Ivan passa la porte d'un bar qu'il avait déjà fréquenté quelques fois depuis son arrivée en Amérique : le Trinity Palace. Au début, il trouvait ça pompeux comme nom de bar : pourquoi appeler un « palace » un endroit où des poivrots viennent se saouler pour oublier leurs problèmes, ou pour avoir une bonne excuse afin d'aller faire des bêtises dont ils ne se repentiront qu'en prétendant que c'est la faute de l'alcool ? Ensuite, il avait trouvé ça amusant, de remarquer que sur la « Trinity Place » se trouvait le « Trinity Palace », ajoutez une lettre et changez tout. Maintenant, il s'en fichait, surtout alors que sa principale préoccupation était d'arriver à paraître assez maître de soi pour qu'on lui serve un coup à boire et qu'on ne le renvoie pas à coups de queue de billard dans le bas du dos ou sur le sommet du crâne, car malgré son état d'ébriété avancée, Ivan conservait une règle d'or : pas de bagarre.

Quelques instants après avoir passé les portes, Ivan aurait pu sentir un changement dans l'ambiance, une sorte de légère tension s'installant, et il aurait également pu se dire que c'était parce qu'il était là, lui qui ne s'était jamais battu malgré sa carrure de taulard, son regard d'assassin et ses bras de gorille. Lui qui était parfois intervenu alors que celui qu'on prenait pour le videur prétendait avoir un appel important qu'il devait prendre aux toilettes, loin de là où la tension montait, afin de désamorcer des conflits entre ivrognes ou, pire, opinions politiques divergentes. Il aurait pu...S'il n'était pas concentré à essayer de se souvenir de comment dire « s'il vous plaît » en anglais. Vous connaissez cette situation, ce trou de mémoire pour quelque chose de pourtant si simple que vous l'avez intégré dans votre vie de tous les jours jusqu'à y penser ? Ivan s'accouda alors au bar, évitant de s'asseoir de peur de ne pas être capable de se relever et de s'endormir car la distance parcourue entre le précédent bar et celui-ci lui avait permis de décuver un peu, et de se rendre compte qu'il commençait à fatiguer, et, ne se souvenant absolument pas du mot magique, osa utiliser sa langue maternelle, puisqu'après tout, il demandait une vodka, alors peut-être que le barman se dirait qu'il cherchait à plaisanter un peu.

-Ana vodka, pozhaluysta.

Et le voilà qui se faisait servir sa boisson favorite, de la « petite eau ». Il la but d'une traite, et reposa le verre sur le comptoir avec précautions, toujours afin de paraître très sobre, alors qu'il avait de plus en plus de mal à empêcher ses yeux de rouler dans leurs orbites et de s'insulter l'un l'autre. Soudain, un bruit attira son attention, un bruit assez commun dans un bar pour qu'il ne s'en alarmât pas, quelqu'un venait probablement de trébucher, mais vu que ledit bruit était assez proche de lui, il tourna néanmoins la tête en gardant un regard dénué d'émotions, et il croisa un regard qui ne lui était pas étranger.
Une jeune fille, dont il se demanda tout d'abord si son âge lui permettait de se trouver en un lieu comme celui-ci, le regardait avec déconcertation. Et, pour être honnête, ce sentiment était partagé en raison du fait qu'il n'arrivait tout simplement pas à se souvenir pourquoi il connaissait cette...Fille ? Femme ? Il n'arrivait même pas à savoir si elle avait passé la majorité. Il resta à la fixer pendant un instant, puis, tout d'un coup, son fainéant de cerveau fit remonter jusqu'à son visage une information capitale, qui raidit son corps comme un coup de taser.
LEVRAM !
Il la remettait maintenant ! Une jeune fille, très timide, qui parlait encore moins que lui, deux fois plus jeune que lui, et parmi les derniers arrivants à Levram, comme lui. Ils ne s'étaient jamais adressé la parole, probablement parce que deux timides ne font que s'échanger des regards et pas des paroles, mais maintenant il se souvenait de qui elle était, mais cette alarme qui venait de retentir dans sa tête avait fait l'effet d'une centaine de pompes, et son ébriété, loin d'être totalement envoyée, venait de prendre un sacré coup au moral dans sa tentative de conquête des fonctions cérébrales et motrices d'Ivan.

Alors qu'il se posait des tas de questions sur la jeune femme dont il ignorait jusqu'au nom – était-elle venue le chercher ? Le suivait-elle ? De quel niveau était-elle ? Quel était son nom ? – cette dernière le prit de court en lui en posant une elle-même, une à laquelle il ne s'était jamais attendu, et à laquelle il n'avait jamais trouvé de véritable réponse. Pourquoi boire.
C'est le genre de question que vous vous posez toute votre vie sur vous-même, et vous vous dites à chaque fois que c'est pour telle ou telle raison, que de toute façon, vous vous en fichez, que vous avez même pas besoin de raison pour faire ça en fait, alors vous l'éludez, à chaque fois. Et puis un jour, quelqu'un d'autre vous la pose et attend de vous une réponse franche et définitive, et vous vous retrouvez là, comme un bleu, avec le temps qui ne vous fait pas la fleur de s'arrêter pour vous permettre de réfléchir, et une vraie réponse à donner, une réponse qui sera définitive pour votre interlocuteur, et pour vous-même.
Regardant la blonde avec un mélange d'incrédulité et de bêtise, car sa question sollicitait bien plus de réflexion qu'Ivan n'était actuellement capable d'en fournir, il devait trouver une échappatoire, et vite. Une idée lui vint alors. Regardant le barman qui, de toute façon, n'avait pas décroché les yeux de la scène, comme probablement les trois quarts des personnes présentes ici qui se demandaient probablement ce que le russe faisait en compagnie d'une jeune et jolie blonde, le colosse, ne voulant pas se ridiculiser à parler russe devant un autre Levramien, fit chiffre « 2 » et désigna sa camarade et lui. Le signe fut compris, et quelques secondes plus tard, deux vodkas leur furent servies.
Il aurait pu s'énerver et dire à la curieuse d'aller se mêler de ses affaires, l'alcool aidant, il n'aurait eu de remords que le lendemain lorsque sa tête le lancerait comme si Superman lui avait décoché une série de gifles. Il aurait aussi pu avoir un cas de conscience et se rendre compte que l'abus d'alcool est mauvais pour la santé – bien que cette éventualité soit aussi probable que de le voir danser dans le cirque du soleil – il aurait encore pu tenter de lui expliquer, ou de dévier la conversation, mais non. L'idée qu'il venait d'avoir n'était peut-être pas la meilleure, mais c'était la seule qu'il avait.

-C'est de la vodka, une boisson russe. Bois, et tu comprendras peut-être, ou je te montrerai.


Et, levant son verre à hauteur d'yeux, saluant sa camarade de Levram comme s'ils se connaissaient depuis toujours et partageaient un moment entre deux amis, alors que c'était en fait la première fois qu'ils s'adressaient la parole et ne s'étaient même pas encombrés des salutations préalables à une conversation, Ivan engloutit son verre cul sec avant de le reposer sur le comptoir, fixant la blondinette d'un regard insistant et pénétrant. Il se posait tout un tas de questions, mais probablement pas les bonnes, alors il choisit de rester sur les clous, car les ivrognes ont des oreilles et il n'était pas encore assez saoul pour laisser échapper quoi que ce soit à propos de ce dont il ne fallait pas parler. Mais tout de même, connaître son nom pourrait vraiment aider.

-Ivan. Se présenta-t-il brièvement et, malgré lui, brusquement. Qu'est ce que tu fais ici… ?
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