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fight song (ivan)

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fight song (ivan) écrit le Dim 22 Nov - 20:03



fight song
Fin d'après-midi ϟ Les cheveux sombres et trempés d'Ariana lui dégoulinaient sur les épaules. Ce qui n'était pas forcément la meilleure chose du monde, en considérant qu'il commençait à faire sacrément froid, à New York, en cette saison. Mais tant qu'elle restait à l'intérieur, elle restait à l'abri des méchants rhumes qui rôdaient. Elle ne tenait pas à être malade, merci bien. Parce que si son organisme était fatal pour les êtres humains, en revanche, les microbes étaient épargnés. Fallait pas chercher à comprendre. Tout ça parce qu'elle avait passé plusieurs heures en salle de combat, pour se défouler un coup en massacrant le pauvre punching-ball qui n'avait rien demandé à personne - et qu'elle avait fini littéralement noyée dans sa transpiration.

Elle aurait pu attacher ses cheveux, évidemment, mais ils étaient l'ultime protection contre des contacts intempestifs (non pas qu'elle s'imaginait que quiconque viendrait la toucher, évidemment, mais on ne savait jamais). Finissant de bourrer comme elle le pouvait sa serviette dans son sac de sport, elle essora brièvement ses cheveux entre ses mains, dernier signe de la douche qu'elle venait de prendre, et rabattit la capuche de son sweat-shirt sur sa tête. Elle était pensive. Il y avait ces rumeurs, qu'elles avait entendues. Des rumeurs qui suggéraient que, de un, une liste bizarre sur laquelle était mentionnée son nom et ses... capacités avait disparu, et que, de deux, Phaenix cherchait à entrer en contact avec les élèves de son petit club ultra-sélect. D'autant plus qu'elle n'avait rien trouvé sur ladite Phaenix. Et qu'en plus, elle ne faisait pas assez confiance au SHIELD pour s'adresser à eux. Elle ne faisait confiance à personne, en fait.

Refermant son sac, elle renfila ses gants et sortit des vestiaires de la salle d'entraînement pour retourner à l'intérieur de cette dernière, avec pour objectif que d'y récupérer sa veste, qu'elle y avait laissée. Mais elle se rendit rapidement compte qu'elle n'était plus seule - la salle de combat était déjà occupée. Mais il ne lui fallut pas très longtemps pour identifier qui se défoulait, et s'appuya contre un mur, bras croisés sur la poitrine, avec un léger sourire. "Alors, Ivan? On attend que je décampe pour me piquer la salle?"

© charney


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running still
bang my head against the wall. though i feel light headed, now i know i will not fall. i will rise above it all. found what I was searching for ©️ pathos
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MESSAGES : 48
Re: fight song (ivan) écrit le Jeu 26 Nov - 2:05


 It gives me strength to have somebody to fight for. I can never fight for myself, but for others, I can kill.


Dure journée, c'est le moins que l'on pouvait dire de la journée de l'un des plus vieux joueurs de football de l'équipe de Levram. Pourtant, tout aurait du l'égayer : les températures commençaient enfin à atteindre un niveau où il se sentait en forme, et non plus suffoquant dans sa propre transpiration malgré le fait qu'il ne portait rien d'autre qu'un débardeur surmontant un pantalon de toile. Il pouvait enfin s'habiller de façon correcte, et non plus avec toute la disgrâce d'un ours s'adaptant difficilement à son climat, et une veste légère surmontait enfin un T-shirt bien plus agréable à l’œil que ce vieux bout de tissu blanc qui lui rappelait tous les jours à quel point son intégration à l'Amérique traînait. De plus, l'équipe de football s'entraînait aujourd'hui en début d'après-midi, ce qui aurait du lui permettre de se défouler après une matinée chargée en cours de langues. Le russe avait beau mettre tout son cœur dans l'apprentissage de la langue de Reagan, il n'en avait pas moins de difficultés à parler uniquement l'anglais, et plus un mot de russe. Lui qui avait passé une partie de sa vie avec des criminels pour qui jurer était presque aussi commun que la ponctuation, dans une langue où chaque mot paraissait de toute façon une insulte aux oreilles de la plupart des occidentaux, le raffinement anglais le dépassait encore, et encore, il était bien loin de sa gloire d'antan. Hélas, malgré les bonnes nouvelles que formaient son emploi du temps et le climat, Ivan était grognon. Non seulement l'entraînement s'était plutôt mal passé pour son compte – il n'arrivait simplement pas à se concentrer sur ce qui se passait devant ses yeux – mais il avait en plus été rattrapé par cette rumeur qui circulait de plus en plus sans qu'il puisse saisir ne serais-ce que l'ombre d'un indice à propos de ce que c'était. Ce mot, « Phaenix », avait résonné sur la bouche de quelques membres de l'équipe dans les vestiaires, alors qu'ils pensaient être seuls, et encore une fois, lorsqu'Ivan, aussi discret qu'un char carthaginois, était arrivé tout éructant dans le vestiaire après son inacceptable contre-performance, le groupe avait fait mine de se dissoudre, non sans un regard suspicieux vers le Linebacker, et un air complice marquant chaque visage.

Mis de terrible humeur par les événements ayant eu lieu en cette journée, Ivan se tourna donc vers son plus grand défouloir, qui était également son plus grand réconfort si on excluait la « petite eau » : La salle de combat. Buté et énervé, il n'avait pas pensé à faire de détour par sa chambre pour prendre des affaires de rechange, et lorsqu'il se rendit compte de son erreur, il était déjà devant le sac de frappe, le fixant avec une telle intensité qu'il se perdit quelques instants dans un vide total de pensées. Bah, au moins, il avait toujours son déodorant dans son sac, c'était ça de pris, et maintenant qu'il était là, il n'allait certainement pas refaire tout le chemin vers sa chambre pour si peu. Il avait simplement besoin de se défouler, besoin d'extérioriser la frustration qui s'accumulait depuis plusieurs jours déjà, avec ces messes basses dont il ne comprenait rien. Ainsi, la hâte surpassant de loin l'intelligence, Ivan se débarrassa simplement de sa veste et de son haut, qu'il posa dans un coin de la salle avec son sac. Ainsi, il ne risquait pas d'imbiber ses vêtements de sueur, et de toute façon, personne ne serait choqué de voir un russe de trente cinq hivers se battre sans haut dans cette salle climatisée. De plus, à part quelques cicatrices par-ci par là, héritage de ses années de goulag, et une musculature correspondant à sa carrure, il n'y avait rien d'exceptionnel à regarder.
Une fois débarrassé de son fardeau, Ivan nota la présence d'une autre veste laissée à l'abandon dans la salle. La curiosité l'aurait d'habitude poussé à aller voir de plus près à qui cette veste pouvait appartenir, mais encore une fois, son cerveau ne fonctionnait plus vraiment. Lui qui prônait depuis toujours l'équilibre, devait d'abord s'équilibrer lui-même en expurgeant toutes ces émotions négatives qui tourbillonnaient dans sa tête. Et puis, si personne ne revenait chercher la veste, elle ne risquait pas de s'en aller toute seule...Quoiqu'encore, à Levram, tout pouvait arriver.

Et le voilà qui se lançait dans ce qu'il savait faire de mieux. Certains auraient appelé ça une danse, en prônant la coordination, l'agilité, la grâce, et toute la complexité qu'il fallait aux arts martiaux pour être d'une efficacité sans pareil. D'autres appelleraient ça de la barbarie, lui, il ne s'arrêtait pas à nommer ce qu'il faisait, car il ne voyait aucune utilité à qualifier quelque chose qui avait déjà un nom par lequel tous pouvaient le reconnaître : le combat. Il combattait, parce que c'était un combattant, pas par choix, pas par devoir, pas par destinée. Les coups pleuvaient, rapides, brutaux, sur un sac qui ne pouvait rendre que des sons étouffés, et se balancer au rythme de la force qu'on lui appliquait. Et plus il entendait ses propres coups résonner contre son adversaire inerte, plus le russe accélérait la cadence, tournant, avançant, reculant, frappant tantôt du pied, tantôt du poing, dans un rythme effréné qui lui volait son souffle. Le monde extérieur avait disparu, il était seul avec lui-même, et il commençait enfin à se sentir bien, serein...
Quelle ne fut pas sa surprise d'entendre son prénom prononcé par une voix qu'il reconnut immédiatement ? Se retournant en un sursaut, comme s'il avait été pris en train de boire en cachette, Ivan fit face à une jeune femme dont le visage lui fit momentanément oublier la situation actuelle. Ariana, qu'il surnommait dans sa tête Arianouchka bien qu'il ne l'appellerait jamais ainsi à voix haute, il appréciait beaucoup cette jeune femme, pour tout un tas de raison...Mais il ne se serait définitivement pas attendu à la voir ici. Ivan se redressa alors et, regardant la brune dans les yeux avec des yeux attendris, il tenta de répondre dans l'anglais le plus dénué d'accent qu'il était capable de fournir.

-Ariana ! Si j'avais su que tu étais là, je serais venu bien plus tôt.

Ceci dit, et toujours avec le même sourire de grand frère, Ivan délaissa le sac qu'il venait de rouer de coups et s'approcha de quelques pas d'Ariana. Il lui aurait bien fait la bise ou serré la main, mais entre le fait qu'il devait déjà puer la transpiration et les...Complications engendrées par le pouvoir de sa jeune amie, il savait que c'était de mauvais ton. Pourtant, que ce soit en raison de son caractère borné et confiant, ou parce qu'il appréciait sincèrement sa jeune camarade, Ivan devait faire partie des rares qui n'aurait eu aucune crainte à la toucher. Mais il gardait ses distances par respect, il le faisait naturellement, sans montrer de gène particulière. Il savait à quel point le fait de se sentir différent pouvait être terrible, et il savait surtout que ni la pitié ni la compassion n'aidaient dans ce genre de cas. Ivan se comportait avec Ariana comme avec une petite sœur de sang, car c'est à peu près comme ça qu'il la voyait, au fond.
Avide de la taquiner un peu, il la regarda rapidement de haut en bas avant de reprendre d'un ton aussi narquois que le lui permettait sa prononciation.

-Venue te réchauffer à cause de la température ?

Et pourtant, malgré cette pique amicale portant à la fois sur sa présence à la salle de combat et sur ses couches de vêtements, le cerveau d'Ivan ne tiquait toujours pas, aucune alarme ne résonnait encore dans un coin de sa tête, ou peut-être simplement pas assez fort pour qu'il puisse se rendre compte qu'en ce moment même, il était torse nu, en train de s'exhiber comme un adolescent sortant d'une séance de musculature et fier de voir enfin poindre sous son ventre plat les premiers signes d'abdominaux, devant une femme d'un peu plus de moitié son âge. Comme quoi, loin de manquer de répartie, le pauvre sibérien n'avait pas encore le réflexe d'avoir des manières...

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