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Because the Storm stopped when the Rhage appeared... ft Skye

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Because the Storm stopped when the Rhage appeared... ft Skye écrit le Sam 5 Déc - 2:24

Because the Storm stopped when the Rhage appeared...


Because the line between love and hate is fragile, we have to give in our feelings to know their nature...
Le doyen s’était montré très clair. Ma première mission s’avérait spécialement dédiée à ma personne. Une mutante aux capacités non négligeables et apparemment non sans danger, requérait mes “services”. En réalité, seule ma mutation semblait fournir au S.H.I.E.L.D une excuse plus ou moins justifiée afin de me faire rentrer dans les rangs et de limiter mon manque d’implications au sein de l’agence. Une manière de me garder dans leurs filets et de me maintenir sous leur “joug”. Une façon d’abolir ma personnalité des plus rebelles et d’enfin pouvoir disposer de mon don selon leur bon vouloir. Je savais que cette assignation s’apparentait à un test afin de définir où allait – ou irait – mon allégeance. Si jamais j’étais amené à manquer d’assiduité ou de volonté, nul doute qu’un retour à mon ancienne vie emplie de démons intérieurs, serait sérieusement envisagé par la Levram. Or, malgré une forte réticence lors de mon arrivée, il y a de cela un an, mon intégration au sein de l’établissement et du corps étudiant s’était étonnamment bien déroulée. La compagnie d’autres individus doués de capacités exceptionnelles avait réussi à me faire sentir plus “normal” et ce, même si leur nombre engendrait – même encore aujourd’hui – un insupportable “brouhaha psychologique”. La vie à New York me convenait étrangement et je doutais de pouvoir endurer une nouvelle fois les pertes de contrôle, loin du cadre sécurisé de l’école. D’autant plus que j’appréciais les libertés accordées aux LVL3 et LVL4. Néanmoins, je n’aurais jamais imaginé que cet avantage irrésistible deviendrait une prison sans nom.
Une étudiante LVL2 habituée à quitter l’enceinte de la Levram une fois par semaine, ne pouvait se permettre de le faire seule. Apparemment, son pouvoir était tel, que lorsqu’elle perdait son sang-froid ou qu’elle éprouvait quelque chose de fort, toute notion de contrôle était à bannir. C’est là qu’entrait en scène ma manipulation empathique. Il semblait que j’étais à même de pouvoir éviter une catastrophe naturelle dans le cas où un événement impromptu – ou une personne – veillait à semer la pagaille dans ses sentiments. De ce que je connaissais de sa faculté, cette étudiante était capable d’influer sur la météo. Rien que ça. Mieux valait de ne pas la titiller, à moins d’être suicidaire ou de pouvoir la neutraliser en jouant avec ses émotions.
Toujours est-il que ma mission débutait ce jour-même. Aussi, je mis ma fierté de côté et décidais de la mener à bien. Si j’effectuais ce qu’on me demandait, ma liberté ne s’en verrait que plus épanouie. J’avais contourné les couloirs bondés au profit d’une marche allongée et d’un mal de tête évité. Je sortis par l’une des portes de secours située non loin de la bibliothèque, la morsure du froid m’assaillit immédiatement. Le vent s’engouffrait dans mon pardessus bleu marine encore ouvert. Je fis mine d’accrocher les boutons, mais me ravisai aussitôt. Cette sensation de fraîcheur ne s’avérait pas si désagréable. Nul doute qu’un manteau blanc immaculé ne recouvre le sol d’ici quelques jours. Je pris à gauche et longeai les murs de l’établissement à l’abri des regards et des émotions diversifiées de ses résidents. Mon chemin secret m’amena à destination moins de dix minutes plus tard. Et là, je la vis en haut des escaliers de l’entrée du savoir. Elle se tenait bien droite, attendant patiemment celui qui ne l’accompagnera plus dans ses escapades quotidiennes. Des mèches de cheveux aussi dorées que les blés se soulevaient élégamment bercés par les brises légères s’échappant ainsi de l’emprise de son écharpe en laine. D’ailleurs, bien qu’elle portât un manteau épais traduisant de la température ambiante, on devinait facilement une silhouette svelte et longiligne, néanmoins pourvue de formes sensuelles propre à la gente féminine. La jeune femme devait être jolie à en juger du charisme qui se déployait généreusement. Le temps hivernal semblait l’affecter aussi je distinguais son souffle chaud former des nuages de condensation. Il est peut-être temps de se mettre en route.
Je grimpai les quelques marches qui me séparaient de l’étudiante. Plus je me rapprochais plus je percevais ses émotions. Un mélange d’excitation, de bonheur mais aussi d’agacement. Ce devait faire sans doute un petit moment qu’elle patientait avec pour seule compagnie les bras hostiles du froid. J’avançais jusqu’à lui toucher délicatement l’épaule. Un moyen de lui annoncer ma présence mais aussi de m’assurer mon contrôle sur ses sentiments, dans le cas où l’exercer deviendrait une nécessité. Ma main frôla par mégarde sa peau douce. Et enfin elle se retourna. Soudain son visage m’apparut comme une évidence. Une étudiante sujette à un suivi émotionnel instable, capable de commander à la foudre et d’une beauté sans pareil. Comment avais-je pu être aussi crédule ? L’idée de devoir chaperonner la meilleure amie de Jack ne m’avait absolument pas traversé l’esprit… J’aurais pourtant dû m’en douter. Ma bêtise occasionnelle me surprendra toujours… Je me trouvais reléguer à la place de surveillant auprès d’une étudiante qui ne me supportait pas. Je sentis son incompréhension se muer en une profonde colère lorsqu’elle saisit la raison de ma présence. « Surprise ! Au moins les présentations ne seront pas nécessaires. Je sais qu’on s’entendra bien. » Je ponctuai ma dernière phrase d’un clin d’œil qui se voulait hypocrite. J’aurais pu apprécier cette jolie demoiselle si seulement cette dernière ne me vouait pas une haine sans nom. Durant une année entière nous avions pris soin de nous éviter. Mais il semblait que le destin en avait décidé autrement. Je sentais sa fureur bouillir au plus profond d’elle-même. Apparemment je vais devoir intervenir dans cette mission nettement plus tôt que prévu. «  Je sais que je suis la dernière personne avec laquelle tu souhaiterais passer du temps en ville. Mais tu vas devoir prendre ton mal en patience ma belle. » La coopération s’annonçait terriblement inaccessible…



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I perfectly know how you feel, your soul can't lie to me ...

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